L’Honoré, nouveau restaurant nature de Thierry Marx au Mandarin

11, Sep, 2017 | 1er, Bistronomique, Boire, Budget, J'ai eu ma paie, Manger, Paris, Patisserie, Ptits déj / brunch, Rive Droite, Salon de thé, Sucré, Veggie

Note

Un déjeuner au Mandarin Oriental ? Pourquoi pas s’est dit Pointus au milieu de l’été alors que tous les parisiens avaient deserté la Capitale !

C’est donc plein d’entrain que nous franchissons les portes vitrées du célèbre Hôtel situé Rue Saint-Honoré pour pénétrer dans un univers luxueux et apaisant loin de l’agitaion de la rue.

Situé dans le lobby de l’hôtel récemment réaménagé, l’Honoré se positionne comme un concept nouveau proposant des plats très orientés cuisine gourmande et végétale, sur le large créneau du petit-déjeuner au goûter.
Pour l’Honoré, le chef qu’on ne présente plus Thierry Marx a travaillé la carte dans le but de satisfaire les papilles de plats raffinés,  dans la veine actuelle du mieux manger sain et frais.
En effet, on y trouve une offre variée et adaptée à différents régimes alimentaires : végétarien, végétalien…

Pour se mettre en jambe en début de matinée, la carte de l’Honoré proposera un avocado toast ou une omelette blanche qui pourront s’accompagner d’un Super smoothie (avocat, concombre, épinard, datte, menthe, citron) ou d’un Thé furieux à base de citron, gingembre et anis étoilé.
Pour le déjeuner ou les mange tard comme nous, l’Honoré sera l’endroit idéal pour déguster un burger vegan, un curry vert de légumes de saison, ou LE poke bowl Honoré composé de riz, saumon, avocat, radis noirs et concombres – Certains plats se partagent d’ailleurs la vedette avec le menu du renommé Camélia !
Les amateurs de goûters pourront se tourner vers tea-time – un incontournable apparement- ou vers l’une des pâtisseries du Cake Shop. 

Puisqu’on essaye de faire les choses bien, on entrera ce jour là en matière avec un Chablis 1er cru 2015 J.P Droin – délice du genre – soigneusement recommandé par le sommelier ayant préalablement analysé les choix solides de notre déjeuner.
Il s’avère être un compère idéal pour entammer le pain maison et son beurre d’Isigny, prouvant une fois de plus que la simplicité est parfois le meilleur plaisir sur terre.

En entrée, nous ne resistons pas à partager la déclinaison de tomates anciennes, fraises des bois, burrata du nord, huile d’olive à la vanille, cette fois-ci accompagnées d’un Marsannay Les Clos 2010 de René Bouvier… L’occasion de redécouvrir la chaire de ce fruit trop souvent négligé dans sa production en batterie.
L’association de l’huile d’olive à la vanille et des tomates mûres à points est déroutante de plaisir. La burrata aura elle aussi ses atouts, avec des notes noisetées parfaitement équilibrées – ni trop forte, ni trop fade – pour s’accorder avec le reste de l’assiette.
Avec son visuel très engageant et ses saveurs réjouissantes, cette assiette obtiendra tout nos hommages !

Pour faire honneur aux plats signatures de l’Honoré, mon acolyte se laissera tenter par le Poke Bowl Honoré chaudement recommandé par Nelson, un serveur exceptionnel. Classiquement constitué de riz à sushis, de saumon, d’avocat, de radis, de concombre et d’une vinaigrette asiatique (vinaigre de riz, sauce soja, pickels), les saveurs sont explosives et les produits d’une fraîcheur incroyable. On reste scotché par la vinaigrette secrète du chef, qui allie vinaigre de riz, sauce soja et pickels notamment…

Pour ma part je me laisse tenter par les légumes d’été : Cuits comme une ratatouille avec une sauce tomate et herbes potagères. Un plat joliment dressé et coloré, peut-être un peut trop linéaire à mon goût. Mention spéciale tout de même pour la sauce tomate ultra corsée !

Une fois n’est pas coutume, je me laisserais aller en dessert à la coupe glacée : fraise, frambroise, vanille, coulis de faise, fruits frais et crème chantilly au mascarpone. Avec à mon actif la dégustation de milliers de litres, je dois dire que celle-ci restera dans les annales des meilleures testées. Enorme coup de coeur d’ailleurs pour la crème chantilly au mascarpone qui redonne toutes ses lettres de noblesse à la trop souvent trop sucrée crème chantilly.

Sidney ira quant à lui vers le Jubi, une intrigante patîsserie constituée d’un croustillant praliné et boulgour soufflé, d’un biscuit japonais et d’une mousse légère à la noisette. D’une justesse folle, on prend la mesure du savoir-faire des chefs en cuisine et on comprend pourquoi les gens s’arrachent les pâtisseries de Thierry Marx !

Nous serons un peu déçus toutefois de terminer notre repas avec un café Nespresso. Après un déjeuner sans faute, un café de spécialité aurait merveilleusement courroné le tout. A bon entendeur …


Pour conclure : entourant la cour centrale de l’Hôtel, l’Honoré cherche à satisfaire une clientèle en recherche d’une cuisine moderne plus saine et savoureuse,  mais veille à conserver tous les standards de grande qualité. Le mix est donc parfait et permet de s’avader le temps d’un moment dans un environnement privilégié. Seule petite réserve sur les prix un poil élévés mais certainement justifiés par l’extrême fraicheur des produits…


 

L'Honoré

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