Blueberry, joli et savoureux bar à maki germanopratin

18, Mai, 2017 | 6ème, Arrondissements, J'ai eu ma paie, Japonais, Manger

Note

Après l’Italie (la Bocca della Verita), les sœurs Vaconsin se sont lancées dans une aventure asiatique : niché dans la petite rue du Sabot, ce restaurant Blueberry vous bluffera par sa décoration et son interprétation des makis japonais.

Dès l’entrée le ton est donné, la déco n’est pas traditionnelle : Gabriel Pistre le designer en a profité pour sublimer l’endroit en lui donnant des couleurs claires de façon à pallier au manque de lumière. Les tables tout de bois naturel vêtues, rappellent le beau mobilier typiquement japonais. Les poutres apparentes qui encerclent l’établissement ont été peintes en blanc, avec lequel les néons qui surplombent nos têtes s’associent parfaitement… bref ça change des sempiternels japonais que l’on trouve dans Paris.

L’entrée est agréable et l’intérieur illuminé par les différents néons colorés, donne envie d’y rentrer pour en découvrir davantage. Les cuisiniers japonais sont en effervescence et s’affairent dans une cuisine ouverte, immaculée composée de larges comptoirs en inox.
On nous installe sur une table spacieuse, presque trop pour deux. On regrette, le choix des baguettes jetables qui dénotent un peu avec la recherche décorative incontestable de l’environnement. D’autant qu’elles ne sont vraiment pas agréables au toucher et font plus penser aux japonais bas de gamme qu’au standing que Blueberry prétend approcher avec les prix qu’il pratique.

La carte sort des sentiers battus, puisque constituée d’un choix relativement large de makis déclinés, proposés avec des ingrédients élaborés et sophistiqués. Exit les traditionnels maki saumon ou thon, Blueberry tape ici dans l’originalité.

Nous choisissons :

  • le Ponyo : Thon pousse d’épinard, roquette, avocat, crêpe de sésame, sauce sésame
  • le Shizo bomb : saumon avocat, radis jaune, feuille de shizo et pluie de shizo violet.
  • L’iroquois : Bœuf tataki, avocat, concombre, poivron, sésame, coriandre, piment d’Espelette.

Les assiettes arrivent, elles sont belles et présentées tout en longueur. On goute avec nous baguettes en papier mâché et là,  véritable explosion en bouche : les saveurs sont au rendez-vous.

Le ponyo est épicé, avec une sorte de sauce vinaigrée démentielle que nous aimerions tous avoir dans nos salades au déjeuner. Le Shizo est surprenant, on s’attendait à ce qu’il soit le plus classique des trois, mais des notes orientales viennent se nicher sous la langue, un régale pour les papilles et une association atypique pour des makis !
Finalement l’iroquois nous déçoit par rapport aux deux autres. Il est en effet un peu fade, le piment d’Espelette est quasi inexistant (dommage on l’avait choisi pour ça) mais la viande est extrêmement tendre, c’est déjà ça !


BrefBlueberry est un resto monomaniaque bien rôdé accès autour d’un met principal : le maki (ils proposent toutefois d’autres plats à la carte mais le maki est la spécialité de l’établissement). Ce fut une grande régalade, un concept somme toute original qui a le mérite de pousser l’idée jusqu’au bout sans lésiner sur la qualité des produits.


Blueberry Maki Bar